Samedi 15 février 2014 6 15 /02 /Fév /2014 11:11

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If you are reading this you might be a collector dude who gets excited about mega-rarity, stuff that rarely comes onto the market, the kind of stuff, as you may get a copy of the few known to exist, that will reach the £2500-or-something-MONSTER- my-ass price. As one of the rarest demo UK LP to ever be released (on the hugely high-priced Eden), Mr. Compromise might be a serious candidate that fits the pedigree I am talking about here.  When, on top of that, two former members of an iconic band, in their early years at least, are the authors of this rarity, Mr. Compromise is a case in point.
 

Anyway, here's the details: Nick Mason and Roger Waters met in 1963 at the Regent Street Polytechnic in London, and first played together in Sigma 6, a band formed by Keith Noble and Clive Metcalfe, joined later by Richard Wright. The band's name changed several times, including the Megadeaths and the Abdabs. Metcalfe and Noble left the band to form a duo in the summer of 1964 (actually they moved to the US, where they wrote songs for Chad & Jeremy, including their biggest hit A Summer Song). In the autumn, together with Roger "Syd" Barrett, Bob Klose joined the band as a guitar player (until the summer 65), band that performed under The Spectrum Five before becoming The Pink Floyd Blues Band, settling briefly on the Tea Set, then The Pink Floyd.
 

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Don't expect anything radical here. No psychedelic posturing. No off-key vocals or discordant tracks that surfaced on the two contemporaneous Syd Barrett's solo efforts. Recorded in 1970 at the Eden Studios, Kingston and Blackheath Road Sound, Mr. Compromise, offers the perfect balance of whimsical pop tunes, jingle-jangle folk-rock and sorrowful folk. In addition to Bob Klose (guitar and backing vocals) the other players were Graham McKenney, Chris Reynolds, Dave Bell, Clive Goodenough (with such a name, probably Clive Metcalfe in disguise), Tom James, and Sheilagh Noble. Actually, the LP shows two different faces. The first side sounds located somewhere between the Kinks of Something Else and the early Byrds, which is not a bad place to be, so since Keith Noble adds its own distinctive style to not be too derivative. A simple acoustic guitar, a brushed drum and a bass, the tunes may be fairly quiet, with a jazz & bossa nova feel (Mr. Compromise, Secretary Jane and its catchy trumpet gimmick) or rock harder with an electric full band groove (Narcissus, Only When I Laugh and their Byrds-like hallmark guitar jangle), all show Noble's song writing capabilities, his taste for vivid character portraits and suburban vignettes in the style of Ray Davies.
 

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With the second side, however, the album executes a key-change of its own. The mood swings, Keith Noble naïve lead vocal sounds in a deeper way, the lyrics are more allegorical, the tracks longer. There's an introspective vein in these four numbers from Weather that captures some moody eastern flavour with a violin and a tabla to a devastating torch ballad (Ashes and Silver) not to mention the disturbing King of the Icemen and its dissonant strings in the background.
      

You would think an extremely rare LP by the guitarist and the lead singer of pre-Pink Floyd incarnations would be this alone a very valid reason to call it a pinnacle for any music archaeologist. As such, you're missing the point. Far from being an artefact for Floyd-related devoted fans, this release stands apart for its quality from start to finish. Something of a treasure.
 

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Secretary Jane


Dandelions Have Their Way
 


Ashes and Silver
 

Par Somewhere there is music - Publié dans : Pop/folk
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Vendredi 14 février 2014 5 14 /02 /Fév /2014 10:09

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Despite a growing reputation, the eponymous and sole album of Emmet Finley remains one of the best kept secrets in pop music. This is really something huge and when I say huge, I mean, almost as good as Michael Angelo. Both albums have that same dreamy feel that we all looking for. The songs are strong pop/rock with complex, elaborate structures and unpredictable tempo changes, a kind of melting pot of pure sadness and anger. One of the reasons which can explain why it has been overlooked for so long (apart from its evident scarcity) is that it's not an easy album to get into. In my case, I needed more than two years!! So, if this doesn’t work for you the first time, do you a favor and give it another try and another try again and again. Emmett has my highest praise.

 

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Saturday Morning
 

     
Monster
   

     
Without You Now
 

Par Somewhere there is music - Publié dans : Pop
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Lundi 6 janvier 2014 1 06 /01 /Jan /2014 21:08

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A quoi tient une trajectoire ? Avant d'être ce peintre reconnu des Dales passé maître dans l'art de restituer les beautés âpres des ciels du North Yorkshire, Ian Scott Massie voit le jour en 1952, au cœur même du grand smog de Londres. S'ensuit un asthme chronique, la quête de remèdes possibles, plusieurs déménagements, l'importance de certaines rencontres, un éveil à l'art, le chant envisagé comme thérapeutique jusqu'à se produire régulièrement comme soliste au sein d'une chorale religieuse et de concerts lyriques. A 16 ans, Ian Scott commence à pratiquer la guitare, écrit rapidement ses premiers titres et devient une figure du circuit folk des clubs de la Thames Valley. C'est en 1973 qu'il gagne le Neville's Cross College de Durham où il officie régulièrement dans les clubs locaux avant d’enregistrer, trois ans plus tard, un album en compagnie de Roger McKone et Viv Ellis.

 

Ce qui importe dans « Baby Sunshine » n'est pas tant l'astre choisi que son état naissant. Soleil du commencement, des premiers moments qui, à proprement parler, n'ont été que d'émerveillement, il est ce soleil qui n'a jamais connu l'ombre ni vu poindre la nuit. Il demeure fragile, incertain, comme le sourire timide d'une pochette où il est figuré naïvement - on croirait y reconnaître une illustration de la lune.

 

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C'est d'ailleurs cette atmosphère sélénienne, feutrée et ténue, qui domine ce LP nourri dans les sillons de Magna Carta, Amazing Blondel et autre Pentangle. Et plus que les quelques incursions vers un registre folk traditionnel, on retiendra surtout de ces 14 titres (dont 10 originaux) soutenus par une belle palette d'instruments - guitare, basse, banjo, harmonica, mandoline, flûte alto et soprano - la douceur poignante de deux voix qui se superposent, l'intimisme du chant de Ian Scott Massie redoublé par la présence en sourdine, plus haut perchée, de Roger McKone.

 

Ian Scott Massie continue aujourd’hui de mener de front une carrière de musicien et de peintre (de poète, de professeur également).  Il a été membre de plusieurs formations au fil des ans, une des dernières étant The Wrong Elephant. Plusieurs de ses titres sont par ailleurs disponibles sur le web

 

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Ride Me Down Easy

 

You Make Me Feel Just Fine

 

The Shearing Song

Par Somewhere there is music - Publié dans : Folk, folk-rock, country
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Mercredi 13 novembre 2013 3 13 /11 /Nov /2013 12:09

CORDAYFRONT

 

Des huit spécimens à poils ou du groupe qui l’accompagnent, qui sont censés être les amis de Kenny Corday, ci-devant illustre inconnu ?

 

Pressage maison de 1976 (un mot-valise en guise de label, le bien nommé Recorday) dont la paste-on-cover évoque le Wild Life des Wings assortie d'une exposition canine, Day By Day est, pour tout dire, un drôle de pedigree. Pas sûr qu'il satisfasse à toutes les orthodoxies ou qu'il corresponde aux canons d'un genre bien défini.

 

S'abîmant parfois dans quelques eaux troubles (un ou deux titres pris en charge par Julie Norstrand au pesant de kitscherie assumée et autre bizarrerie calypso) le groupe jette un pont entre modèle pop édifié par les Beatles et un répertoire plus laid back qu'on croirait échappé du piano d'un Randy Newman.

 

Si l’ensemble s'avère plutôt réjouissant, ce sont surtout les titres les plus directement inspirés par Macca et ses héritiers (de Badfinfger à ELO) qui tirent leur épingle du jeu de ce mix d'influences 70's savoureuses dont le charme est celui de l'inattendu. 

 

NB : pour mystérieux qu'il soit, on connaît à ce LP au moins un prédécesseur en 1973 et une suite en 1978 sous le nom de Ken Corday.

 

CORDAYLABEL 

 

Fair Weather Friend

 

Mr. Money

 

The River Song

Par Somewhere there is music - Publié dans : Pop
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Samedi 1 juin 2013 6 01 /06 /Juin /2013 08:03

Swordedge Cover

 

Devrais-je éprouvé quelque scrupule face à cette conduite à laquelle je me tiens, autant par goût que par tempérament et qu'on pourrait assimiler à une absence de curiosité, voire une indifférence presque absolue à ce dont l'époque nous gratifie ? Il y a là comme un instinct de préservation chez ceux qui, comme moi, se trouve assigné dans un temps qui, au mieux, les afflige, que tout blesse, que tout exaspère et qui cherche dans le révolu et le rare un remède. J'aime d‘ailleurs penser que ce dégoût du contemporain m'incite à chérir plus que de raison une forme ultime de l'intempestif, ce contretemps au second degré qui voit l'inactualité se doubler d'anachronisme. Je pense à ces disques sortis dont ne sait où et qui, au moment où ils paraissent, ne sont déjà plus de leurs temps.

 

Swordedge 

Swordedge est de ceux-là. Paru en 1980 sur leur propre label, aussi rare qu'un rayon de soleil en l'an 2013 dans nos tristes contrées, ce LP que l'on doit à Sue Fenwick, Dave Smith et John Davies n'est cependant pas d'aucun âge. D'un autre âge sûrement, à peine trahi par certains arrangements - les percussions, le jeu de guitare - où l'on décèle une pointe de modernité,  Swordedge se présente comme une œuvre duelle, comme une lame a deux tranchants. A Sue, les légendes, le folklore irlandais, le répertoire et les instruments ancestraux (psaltérion et bodhràn). A Dave et John, un folk moins traditionnel (guitares et flûte). Quand la première fait escorte aux servantes bafouées ou aux chevaliers, entonne une complainte maritime aux airs de procession (Brave Wolf, superbe évocation du combat de la Danaé), remonte le temps jusqu'au médiéval (Voilà le Printemps, inattendue reverdie - in french, s'il-vous-plait), les deux autres se font moins troubadours que folk-singer dans un registre intimiste et réaliste (No Pain, Party on Mars, The Pavement Artist). Synthèse réussie entre les différentes racines du british-folk qui doit beaucoup à la grâce de Sue Fenwick (qui, par certains aspects, n'est pas sans évoquer Tickawinda), Swordedge à la beauté un peu distante des œuvres minérales, splendides dans leur isolement.

 

Swordedge Label  

No Pain

   

 

Green Fields America

 

 

The Pavement Artist

Par Somewhere there is music - Publié dans : Folk, folk-rock, country
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