A-t-il jamais eu l’intention que sa voix franchisse l’ombre qui l’environne ? Ou bien la pochette de ce disque paru sur Pye en 1968 n’est-elle pas en soi l’image même de ce qui guide quelques
inlassables amateurs vers le folk, ce hors temps dans lequel on se retranche, comme on prendrait appui sur le noir pour se reposer de la lumière, en quête d’un refuge propice à la rêverie et aux
révélations face aux gesticulations vaines et la vulgarité brutale de l’époque ?
Le repaire est ici familier, d’une facture early-sixties parfaitement classique, addendum précieux à tout collectionneur d’americana perdue en Perfide Albion.
A mysterious folk album that has all the landmarks of a classic folk album, everything from the cover to the label (Pye), even the content. But it is the exact opposite and it is poorly
documented. Too bad, because the still small voice of Alan Dyson really deserves to be heard. Would not have been out of place on Vanguard.
Les disques livrés dans des pochettes blanches prennent de plus en plus de place dans ma collection et il semble que ce penchant pour la terra incognita n’est pas prêt de se tarir. Elles
renferment trop de trésors pour cela. Il n’y a qu’à prendre cet album de Walt n’ John pour s’en convaincre, jeune duo rêveur d’Alabama (plutôt westcoast au son) qui aurait eu tout juste de quoi
enregistrer à la maison, au sous-sol, puis de presser une démo en toute confidentialité. Vous aussi, vous avez comme une impression de déjà entendu ? On devine à l’écoute du résultat, de ce qui
s’offre ici comme un excellent recueil de titres pop/rural rock qu’ils ont choisi de sacrifier l’image au contenu, encore que le label (parce qu’il y a un label, contrairement à ce qui est dit
dans Acid Archives), nous gratifie d’une belle illustration, évidemment rurale. Le très émérite Brett (latenight) entrevoit même quelques similitudes avec J.C and the B’s (son côté le moins
psychédélique) et comme toujours, il fait mouche. Je ne pourrai donc que vous encourager à remuer ciel et terre pour dénicher une copie.
In addition to the review in Acid Archives, I just want to mention that this album was pressed on Roland Records. Acid Archives says "no label"!
L’effet d’attraction exercé par les disques tax scam est tel que vous ne sortirez pas de de ce monde si par un heureux hasard vous y mettez les pieds. Vous vous prendrez d’appetit pour les plus
célèbres de ces labels, comme les plus obscurs et sans doute les plus fascinants. Vous éduquerez votre oreille et apprendrez à aimer leurs défauts, des bricolages à la sous-production. Vous vous
amuserez des erreurs de pochettes, flous et autres approximations et pour tout cela, vous apprécierez aussi l’album de Jon Gordon - sorte d’archétype du disque parfaitement imparfait, en
clair, l’un des plus beaux étendards de Tiger Lily et du phénomène tax scam en général.
Mais qui est-il vraiment ? Jon Gordon est-il le frère d’Alan et fait-il au moins parti du groupe derrière cet album (composé apparemment de 5 musiciens, peut-être 6 ?) ? A jeter un coup d’œil
attentif à la pochette, rien n’est moins sûr. On s’étonnera également (mais pas trop) que l’un des titres soit tout bonnement relégué aux oubliettes, ne figurant ni sur la pochette, ni sur
le label (et pourtant, quel titre !). Côté contenu et comme souvent avec ce genre d’aérolithe, la curiosité et le pluralisme sont de mises. Jon Gordon joue avec les genres et n’hésite pas à
tenter le grand écart, embrassant aussi bien le rock country progressif que le boogie, le rock sudiste, sans oublier évidemment la pop 70’s, colonne vertébrale de l’album et nous gratifie au
passage de quelques langoureuses envolées guitaristiques, FM à point, unique trait d’union avec la pochette.
Dans une autre vie Dave John Grew se soucierait des apparences et ne supporterait pas les Giants. Alone and Dreaming serait sorti 10 ans plus tôt, ailleurs que sur Cottage. Ce LP, qui n’aurait
pas été enregistré aux Woodbine Studios de Leamington Spa, serait connu de quelques-uns. Il serait écouté pour ce qu’il est, une agréable surprise. De bons originaux (les ballades notamment), des
reprises bien choisies : Judy Collins, (Fishermen Song), l’improbable Arthurs Theme de Christopher Cross. Rien de crucial, mais la sensation d’entendre une voix authentique se fondre dans un
creuset folk toujours à revisiter.
PS : Dave John Grew a vraiment eu une autre vie. Il fut l’un des membres de Brandywine Bridge aux côtés de Sheila Copson et Stuart Hague et co-auteur de The Grey Lady (1977) et An English
Meadow (1978), parus également sur Cottage.
In another life, Dave John Grew would have cared for fashion and would not support the Giants. Dreaming and Alone would have come out ten years earlier on another label than Cottage. This LP
would not have been recorded at the Woodbine Studios, Leamington Spa. It would be known by a few fans and above all, would be appreciated for what it is: a good surprise with some nice
self-penned numbers (the ballad songs in particular) and a few interesting covers (Fishermen Song by Judy Collins or Arthurs Theme by Christopher Ross). Not crucial in any way,
Dreaming and Alone is nonetheless an above-average effort and it is worth hearing - Dave has a very authentic voice, maybe a bit too much for some of you.
PS: Dave John Grew really had another life: he was one of the member of the Brandywine Bridge band and recorded two albums with them, also on the Cottage label.
At the time of its release, this record received several positive reviews whether in local Australian newspapers (A.T. Wells is an Aussie band) or more famous magazines such as Rolling
Stones. How can we explain what happened next? This is a stunning LP and I can’t figure out why it doesn’t get more attention. I would describe it as the perfect crossover between psych-tinged
post punk and beat-driven early 80s rock with sharp, echoed guitars - the riffs are both powerful and effective. The musicianship, (snarly and moaning) vocals and production are all top-notch and
most of the songs sound like hits. Maybelline in particular could have been in the best-selling songs of 1985!
Hearing the whispers of the ocean or Mother-Earth when an album begins is always a good sign, says a not-so-old collector proverb. This album proves it once more.You can buy Singing
So Alone, and the other releases of A.T. Wells on their website:atwells.de.tl
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Somewhere there is music or a musical peregrination through buried treasures, lost masterpieces, obscure gems, ultimate grails, underestimated albums, so-so outsider releases and maybe crap according to some people.