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Voilà un compagnon de jeu pour Acey Stone. Dégaine proche, sens très personnel du bon goût en matière de pochette, penchant certain pour les véhicules motorisés et symbolique qui semble conjurer ce que l’ordre compte de forces. En fait, Warren Winters s’est lui aussi fait rattraper par la patrouille. A quel moment à t-il perdu sa route ? L’écoute de l’album ne donne pas toutes les réponses mais laisse deviner une trajectoire proche d’une descente aux enfers, le genre de destin qui ne donne l’envie de rire à personne. Warren Winters nous reçoit au Crossbar Hotel, et ses seules visites ont pour nom deuil et remords.

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Peu importe que l’enfermement ici soit ou non réel : il figure toutes les entraves auxquelles chacun voudrait idéalement se soustraire. Quelque chose a mal tourné mais subsiste la volonté de reconquérir un idéal qui est la liberté. C’est à nous que s’adresse Warren Winters quand il chante cette soif de liberté, le rugissement des moteurs, les kilomètres avalés, l’air fendu, l’étendue de sable coupée par une ligne de bitume se perdant avec les étoiles dans l'horizon infini.

L’évasion est-elle physique ou psychique ? Cet idéal comme tout idéal cache sa part d'illusions. Warren retrouve sa raison de vivre mais rien n’a changé, comme l’amour pour cette femme perdue, celle-là même qui hante encore et toujours ses pensées... Un disque sombre mais apaisé, sorte de cross-over entre Circuit Rider et Justen O’Brien.

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Through the Years 

The Will to Fight 

Crossbar Hotel 

Free 

Merci Rich. 

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