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La décennie reine - dans mon Panthéon personnel tout du moins - vient tout juste de s'envoler que sort City Boy. C'est, après quelques démos de rigueur, le 1er disque à vocation commerciale de la bande à Jerry Busch. Mauvais timing oblige, le succès de The Jerry Busch Group restera confiné aux barrières de Cleveland et aux ondes de la WMSS, seule une mention éclair dans Acid Archives venant corriger cet oubli des années plus tard. C'est qu'en 1980, le vent avait déjà tourné : City Boy n'était autre qu'un objet intempestif, astre échappé d'une constellation déchue mais dont le rayonnement demeurait trop proche pour le parer des atours de la nostalgie. City Boy est donc ce témoignage à contretemps d'un groupe du nord de l'Ohio déroulant, tête dans les étoiles, pieds dans les nuages, une pop 70s dans ce qu'elle peut avoir de plus affectée, avec des synthés seventies, des guitares (langoureuses) seventies, et même une façon de chanter seventies. A quelques années près, voilà qui est pure tautologie, me direz-vous. Appelez ça comme bon vous semble mais ne passez pas à côté de Jerry Busch et de ses acolytes.

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Fair Warning 

She's not the Same 

Tea or Sympathy 

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