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Il s'est longtemps trouvé, parmi les collectionneurs, quelques objets mystérieux dont la rareté allait jusqu'à mettre en doute leur simple existence. Ainsi se disait-il qu'avaient circulé trois exemplaires d'une boule de cristal, pas plus, avant que n'en surgisse une reproduction aussi pâle qu'improbable sur le marché de dupes du commerce immatériel. On ne sait quand, on ne sait qui, cette apparition ne faisait qu'ajouter au mystère. La paternité de l'ouvrage demeurait incertaine. Son statut même posait question. Simple ébauche, copie de travail promise à un façonnage dont l'achèvement livrerait toute la mesure ?

Par certains aspects, l'œuvre semblait interrompue dans son exécution, plusieurs de ces contours revêtaient une apparence abrupte, comme saisis à un certain degré d'avancement ("Hearing Your Cry" et "Martha My Dear" aux fins imprévisibles).

Le temps a passé et après avoir mis la main sur cet objet de convoitise, je n'en sais guère plus. Mais je vois beaucoup de chose dans cette boule de cristal. Dix titres et presque autant d'élégies ou d'extases au gré de vocaux toujours au bord de l'envolée émotive - effet auquel la réverbération et les semblants d'harmonies (double-tracking) ne sont pas étrangers. Je vois un chant propre à souffler sur la braise des regrets ("Loss of Love") ou attiser les promesses ("Hearing Your Cry"). Je vois de la pop déguisée en folk à moins que ce ne soit l'inverse, du folk qui glisse par d'étranges tours vers un psychédélisme à peine halluciné ("Can This Be True", "Mr. Sims") avant que le dépouillement de l'habillage ne cède la place à une pop stellaire nimbée d'accents synthétiques ("It's Not Too Late", "Farewell"). Je voix des yeux. Il y a des yeux. Je vois quelque chose de brillant comme une lumière qui s'éteint.

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Check out this review by a great connoisseur:

« An album of mysterious provenance that was/is available in iTunes in their secret squirrel department. That rip really only gives you the negative of the picture, you really need the full exposure to hear it in colour. How anyone would know it was there in the first place is part of a conspiracy theory that I am developing... but until that is ready for publication what do we have? Some nocturnal strumming with a developed pop bent that appear to be sketches for a move into Dwight Twilley territory, as evidenced on the tracks that start side two that are coated in wavy synths. You also get a pitch perfect Beatles cover. All great, but "There Are Eyes" is the aural equivalent of a hit of crack. Guaranteed to knock anyone out. »    

wonkywhy (Tim)

Can This Be True 

There Are Eyes 

It's Not Too Late 

Farewell 

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