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Si les Etats-Unis et le royaume de Sa Majesté sont la terre naturelle du rock psychédélique, il trouve place dans un mouvement bien plus global et s'est diffusé jusqu'aux moindres recoins de notre planète bleue. Les membres d'Amanaz, comme Witch et bien d'autres groupes zambiens ont été touchés, eux aussi, par ces influences occidentales. Alors que le psychédélisme américain vient de connaître ses plus belles années, Amanaz n'en n'est qu'à un stade embryonnaire et il faut attendre 1975, soit deux ans plus tard, pour qu'enfin, sorte leur premier et dernier album - un laps de temps finalement bien court en regard de la prestation livrée. Nul besoin d'y aller par quatre chemins, c'est un énorme diamant jaune.

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Bien que l'héritage californien apparaisse telle une évidence, il n'est là que pour mieux révéler un patrimoine local, comme par exemple le bemba, dialecte bantou que l'on retrouve à au moins trois reprises - quant aux autres titres, ils sont tout simplement chantés dans la langue de Shakespeare, langue officielle de Zambie. Si l'album me satisfait tel qu'il est, miser tout sur le bemba n'aurait été que préférable... Cette parenthèse fermée, le psychédélisme d'Amanaz est absolument irrésistible. Les guitares fuzz y sont superbes, acides... mais surtout, c'est une musique de l'âme, pleine de groove et de chaleur, une musique tout simplement vivante.

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Africa 

Easy Street 

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