17 participants pour 14 titres et pas la moindre faute de goût, pas même de réelle faiblesse dans leur exécution. La chose est suffisamment rare en matière de school project pour le souligner et s'étonner du faible crédit porté à The Moon Is Down, n'était sa mention dans Acid Archives au titre de première réalisation des Sing-In Boulder.

The Moon is Down 

Sometime Lovin'

Do I Have to Come Right Out and Say It 

Est-ce l'esprit qui souffle dans les rues de cette ville à flanc de montagne, lieu de rencontre des Grandes Plaines et des Flatirons, ces contreforts orangés des Rocheuses ? Tout l'album coule d'une seule source, vive et délicate, pleine des reflets dont s'irise l'eau au point du jour, celle de très jeunes gens tous aussi bons instrumentistes que chanteurs vibrants. Qu'elles s'en tiennent à l'épure du dénuement formel - guitare, voix, harmonies - où s'étoffent d'une section rythmique, d'une flûte, d'une basse, d'un piano ou d'un orgue, on retiendra l'élégance des reprises dont les arrangements souvent brillants font, un temps, oublier qu'elles furent enregistrées lors d'une seule prise par un soir de janvier au Boulder High Auditorium. Mais ce sont sûrement les deux originaux qui suscitent le plus l'étonnement et qui devraient valoir à cet album plus d'écho auprès de collectionneurs : "Chemaine" (Pat Hubbard & Gary Wilson), sorte de 'real charmer' qu'aurait écrit Macca sur le coin d'une table et, surtout, "The Moon is Down" (Pat Hubbard), titre en suspension, récit enchanté d'un retour matinal en voiture après une longue absence vers Boulder où le jeu de cloches rythme ce point de bascule entre la nuit et le jour et que tout commence à nouveau.

Chemaine

I Started a Joke

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